Green Bay d’après la couleur de l’eau d’une mer proche

Jean Nicolet à la baie de Green Bay (domaine public)

Le lac Michigan et le territoire du Wisconsin ont été explorés par Jean Nicolet en 1634 quand Boston (Massachusetts) avait quatre ans et Trois-Rivières (Québec) venait d’être fondé.

C’est à la demande de Samuel de Champlain que Nicolet partit à l’aventure dans un grand canot avec une escorte de sept Hurons-Wendats pour aller rencontrer les « Gens de la mer » dans la « Baye verte » qui pouvaient le conduire au passage recherché vers la Chine. Le voyage débuta en Huronie dans la baie Géorgienne. Nicolet débarqua dans le fond de La Baye verte le 4 juillet 1634 où il fut reçu par la Première Nation des Ho-Chunks. Se croyant près de la Chine, deux pistolets aux mains, il se présenta revêtu d’une tunique mandarine en soie jaune et violet. Avec ses hôtes il remonta la rivière des Renards (aujourd’hui Fox) jusqu’au lac Winnebago. Il était à trois jours de navigation du fleuve Mississippi.

Le père du Wisconsin

En 1655, un poste de traite des fourrures fut établi et La Baye verte, nommée ainsi pour ses eaux émeraudes, devint la porte d’entrée vers l’Ouest. Six ans plus tard l’abbé Claude-Jean Allouez fonda la mission Saint-François-Xavier aux rapides Des Pères (devenu De Pere, une banlieue de Green Bay). En 1673, Jacques Marquette et Louis Jolliet y séjournèrent en route vers le Mississippi. Un fort fut érigé en 1717 pour protéger le patrimoine. À la fin du régime français La Baye verte devint Green Bay.

Lieu de l’arrivée de Jean Nicolet à Green Bay, près de l’embouchure de la rivière Fox (Wisconsin Historical Markers)

Jean Nicolet est considéré comme le père du Wisconsin (anciennement Ouisconsin). Natif de Normandie, France, et âgé de moins de 20 ans, il arriva au Canada en 1618. Il vécut parmi les Algonquins à l’île aux Allumettes sur la rivière des Outaouais et avec le peuple Nippising en Ontario pendant plus d’une décennie. Il apprit leurs langues, leurs traditions et leurs modes de vie. Les Premières Nations l’appelaient « Maritourinuou », signifiant l’homme merveilleux, même au Wisconsin.

Les Ho-Chunks, aussi appelés Winnebagos, que Nicolet a rencontré à La Baye verte, pratiquaient traditionnellement la culture du maïs et la chasse. En outre, ils pêchaient et récoltaient du riz sauvage et du sucre d’érable. Leur langue parlée s’apparentait à la langue algonquienne.